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	<title>Slaw&#187; Hubert David</title>
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	<description>Canada&#039;s online legal magazine</description>
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		<title>Visiteurs Internationaux Sur Un Site D’information Juridique: Des Visiteurs Non Désirés?! &#124; International Visitors to a Legal Information Website: Unwelcome Guests?</title>
		<link>http://www.slaw.ca/2012/02/20/visiteurs-internationaux-sur-un-site-dinformation-juridique-des-visiteurs-non-desires-international-visitors-to-a-legal-information-website-unwelcome-guests/</link>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 12:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Columns: Justice Issues]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>[ français / <a href="#eng">English</a> ]</p>
<p>Comme vous le savez peut-être, Éducaloi est un site d’information juridique grand public qui explique le droit en vigueur dans la province du Québec au Canada. Cette phrase peut sembler anodine, mais chacun de ces mots compte. Dans cette chronique, je vous expose un problème lié à cette première affirmation, auquel nous avons récemment fait face.</p>
<p>La partie « site d’information juridique grand public », vous comprenez. Nous informons le public sur leurs droits et leurs obligations, et ce, dans un langage simple et accessible. Là où ça se corse, c’est dans la seconde partie de la &#8230; <a href="http://www.slaw.ca/2012/02/20/visiteurs-internationaux-sur-un-site-dinformation-juridique-des-visiteurs-non-desires-international-visitors-to-a-legal-information-website-unwelcome-guests/" class="read_more">[more]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Columns: Justice Issues' --><p>[ français / <a href="#eng">English</a> ]</p>
<p>Comme vous le savez peut-être, Éducaloi est un site d’information juridique grand public qui explique le droit en vigueur dans la province du Québec au Canada. Cette phrase peut sembler anodine, mais chacun de ces mots compte. Dans cette chronique, je vous expose un problème lié à cette première affirmation, auquel nous avons récemment fait face.</p>
<p>La partie « site d’information juridique grand public », vous comprenez. Nous informons le public sur leurs droits et leurs obligations, et ce, dans un langage simple et accessible. Là où ça se corse, c’est dans la seconde partie de la phrase « qui explique le droit en vigueur dans la province du Québec au Canada ».</p>
<p><strong>Le territoire dans un village global</strong></p>
<p>D’un côté, nous avons le principe suivant : les lois sont applicables à toutes personnes se trouvant sur un territoire donné. Donc, il est important pour le visiteur de notre site Web de réaliser que son contenu n’explique que le droit en vigueur sur le territoire de la province du Québec.</p>
<p>De l’autre côté, le web est, de par sa nature même, international. Si cela me tente, je peux lire des nouvelles chinoises, voir la carte du métro de Tokyo, m’informer sur les heures d’ouverture d’un commerce de Cape Town ou m’informer sur la réglementation municipale de la ville de Buenos Aires! Donc, rien n’empêche un Américain ou un Français de vouloir s’informer sur le droit québécois. Cependant, il faut qu’il comprenne que ce droit ne s’appliquera à lui que lorsqu’il sera sur le territoire québécois.</p>
<p><strong>Une affiche <em>Bienvenue au Québec</em>?</strong></p>
<p>Nous avons longtemps pensé que l’adresse même de notre site, <a href="http://www.educaloi.qc.ca">www.educaloi.qc.ca</a>, indiquait à l’internaute notre québécitude. Notre mission dit également clairement que nous informons « les Québécois et les Québécoises… » Cependant, l’analyse de nos statistiques de fréquentation après une récente amélioration de notre « PageRank » a mis en lumière qu’un grand nombre d’internautes internationaux visitaient notre site.</p>
<p><strong>Quand <em>plus</em> ne veut pas dire <em>mieux</em></strong></p>
<p>Le grand nombre de visiteurs internationaux nous inquiète pour deux raisons :</p>
<ol>
<li> tant que juristes responsables, nous ne voulons surtout pas induire en erreur des visiteurs internationaux en les laissant croire que l’information disponible sur notre site Web est applicable à leur situation de Parisiens ou de New-Yorkais.</li>
<li>Nous craignons que la proportion grandissante de visiteurs internationaux ait trop d’impact sur nos statistiques de fréquentations. En effet, nous observons que ces visiteurs peuvent:</li>
<ul>
<li>Gonfler nos statistiques de visites;</li>
<li>Diminuer notre moyenne de pages vues par visites;</li>
<li>Diminuer la longueur de visite moyenne;</li>
<li>Augmenter notre taux de rebond.<sup> </sup></li>
</ul>
</ol>
<p>Pour ce qui est de la première inquiétude, la population en général ne saisit pas toujours le principe de territorialité du droit. Nombre de personnes sont influencées par les émissions de télévision, souvent américaines. Certains peuvent croire que les lois sont les mêmes, ou que les systèmes de justice fonctionnent de la même façon ici et dans les pays voisins. Par exemple, on entend parfois des Canadiens invoquer le 5<sup>e</sup> amendement de la constitution américaine &#8211; « I’ll take the fifth » &#8211; quand ils ne souhaitent pas répondre à une question. Ils pourraient plutôt faire référence à l’article 11 de la Charte.</p>
<p>Dans le cas de nos visiteurs internationaux, on ne peut donc pas savoir s’ils comprennent que l’information que nous publions ne s’applique pas à eux.</p>
<p>Nous avons donc résolu d’activer un avertissement qui s’affiche uniquement pour les visiteurs internationaux (hors Canada) disant ceci :</p>
<blockquote><p>Vous vous apprêtez à visiter un site québécois. Son contenu explique <em>uniquement les lois et règlements en vigueur au Québec et au Canada. </em></p></blockquote>
<p>Lors de notre première version de ce message, une fenêtre apparaissait par-dessus la page de destination du visiteur. Ce dernier pouvait ensuite accepter l’avertissement et poursuivre sa visite s’il le désirait.</p>
<p>Cependant, nous avons vite réalisé que cela ne réglait pas immédiatement notre deuxième inquiétude. En effet, même si la personne quittait le site d’Éducaloi après l’avertissement, la visite de cette personne comptait doublement dans nos statistiques (la page de destination du visiteur plus la « page » de l’avertissement). L’impact sur nos statistiques demeurait. Nous avons alors résolu de créer une page d’avertissement vers laquelle tout visiteur hors Canada est redirigé avant d’accéder à sa page de destination. Cette page d’avertissement est retirée de la surveillance de Google Analytics et elle permet à l’internaute de poursuivre vers sa page destination, s’il le désire.</p>
<p>Ainsi, nous avons trouvé un moyen de prévenir le citoyen, tout en nous assurant que nos statistiques de fréquentations reflètent mieux les habitudes de nos visiteurs. Que nos lecteurs soient des Français ayant des enfants au Québec par exemple, ou qu’ils soient Québécois.</p>
<p>Nous suivrons l’évolution des statistiques de nos visiteurs internationaux au courant de la prochaine année pour voir si ces changements auront le résultat souhaité.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<a name="eng"></a><br />
You may already know that Éducaloi is a legal information website aimed at the general public, and that it explains the laws in force in the province of Quebec, Canada. At first glance, this statement appears straightforward, but looks can be deceiving. In this column I discuss an issue we encountered recently that is connected to this very statement.</p>
<p>The &#034;legal information website aimed at the general public&#034; part is clear enough: Éducaloi informs the general public of its rights and obligations using everyday language. Things start to get more complicated with “explains the laws in force in the province of Quebec, Canada.&#034;</p>
<p><strong>Territory in a Global Village</strong></p>
<p>On one hand, our legal system is built on the principle that laws apply to all people in a given territory. So, it is important for visitors to realize that our website explains only the laws in force in the territory of Quebec.</p>
<p>On the other hand, the Internet is international by nature. For instance, I can read the news in Chinese, look up a map of Tokyo’s subway system, check the business hours of a shopping centre in Cape Town, or read the municipal bylaws of the city of Buenos Aires. Similarly, nothing is stopping someone living in the United States or France from obtaining more information about Quebec law. However, it is important for this person to realize that Quebec law only applies to her when she is in Quebec territory.</p>
<p><strong>A &#034;Welcome to Quebec&#034; Sign?</strong></p>
<p>For a long while we believed that our Internet address alone (<a href="http://www.educaloi.qc.ca">www.educaloi.qc.ca</a>) was enough of an indication of our “Quebecness” to web surfers. Also, Éducaloi’s mission clearly states that we provide information to Quebecers. However, an analysis of our visitor statistics following a recent improvement in our PageRank indicates that our site attracts many international visitors.</p>
<p><strong>When <em>More </em>Is Not Necessarily <em>Better</em></strong></p>
<p>The large number of international visitors to our site causes concern for two reasons:</p>
<ol>
<li>As responsible jurists, we certainly don’t want to mislead international visitors into believing that the information on our website applies to their situations as Parisians or New Yorkers.</li>
<li>We don’t want the increasing proportion of international visitors to skew our visitor statistics. We have observed that these visitors</li>
<ul>
<li>inflate our visitor statistics,</li>
<li>decrease the average page views per visit,</li>
<li>decrease the average visit length, and</li>
<li>increase our bounce rate.<sup> </sup></li>
</ul>
</ol>
<p>With regard to our first concern, the general public is not always aware of the territoriality of law. Many individuals are influenced by American television. Some are under the impression that our laws are the same as in the U.S. or that we share a common justice system. Every now and then we hear Canadians invoking the fifth amendment of the American Constitution (“I’ll take the fifth”) instead of section 11 of the Charter when they don’t want to answer a question.</p>
<p>Since we are unable to determine whether our international visitors realize the information we publish does not apply to them, we decided to post a warning that appears only to a visitor from outside Canada:</p>
<blockquote><p>You are about to visit a Quebec website. The site only<em> explains Quebec and Canadian laws and regulations. </em></p></blockquote>
<p>The first version of this message appeared in the form of a pop-up window on the visitor’s destination page. The visitor could then accept the warning and navigate through the website.</p>
<p>However, we quickly realized that this didn’t address our second concern. In other words, if this person left the Éducaloi website after reading the warning, her visit was recorded twice in our statistics (the visitor’s destination page and the warning page). The impact on our statistics was therefore an issue. To remedy this, we created a warning page that any visitor from outside Canada is redirected to before arriving at the destination page. The warning page is not taken into account by Google Analytics and allows visitors to continue to their destination page if they wish.</p>
<p>In short, we found a way to warn international visitors while ensuring that our visitor statistics remain accurate, whether our readers are, for example, Quebecers or French citizens whose children live in Quebec.</p>
<p>We will keep a close eye on our international visitor statistics over the next year to determine whether these changes generate the desired effects.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Une Strat&#233;gie De M&#233;dias Sociaux Qui Se B&#226;tit Pas &#224; Pas . . .  &#124; Éducaloi&#039;s Social Media Strategy: A Work in Progress</title>
		<link>http://www.slaw.ca/2012/01/05/une-strategie-de-medias-sociaux-qui-se-batit-pas-a-pas-educalois-social-media-strategy-a-work-in-progress/</link>
		<comments>http://www.slaw.ca/2012/01/05/une-strategie-de-medias-sociaux-qui-se-batit-pas-a-pas-educalois-social-media-strategy-a-work-in-progress/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 17:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Columns: Justice Issues]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>[ fran&#231;ais / <a href="#eng">English</a> ]</p>
<p>B&#226;tir une strat&#233;gie d&#039;utilisation des m&#233;dias sociaux n&#039;est pas de tout repos si l&#039;on n&#039;a pas les moyens d&#039;engager des experts pour nous aider. En partageant l&#039;exp&#233;rience d&#039;&#201;ducaloi, j&#039;esp&#232;re pouvoir &#234;tre utile &#224; d&#039;autres personnes ou organismes qui sont en r&#233;flexion quant &#224; l&#039;utilisation des m&#233;dias sociaux. </p>
<p>Il y a maintenant deux ans, &#201;ducaloi a d&#233;cid&#233; de se lancer sur les m&#233;dias sociaux. En une seule journ&#233;e de juillet 2009, nous ouvrions une page Facebook, un compte Twitter et une cha&#238;ne YouTube. </p>
<p>N&#039;ayant pas les ressources disponibles ni la possibilit&#233; de r&#233;pondre aux questions juridiques &#8230; <a href="http://www.slaw.ca/2012/01/05/une-strategie-de-medias-sociaux-qui-se-batit-pas-a-pas-educalois-social-media-strategy-a-work-in-progress/" class="read_more">[more]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Columns: Justice Issues' --><p>[ fran&ccedil;ais / <a href="#eng">English</a> ]</p>
<p>B&acirc;tir une strat&eacute;gie d&#039;utilisation des m&eacute;dias sociaux n&#039;est pas de tout repos si l&#039;on n&#039;a pas les moyens d&#039;engager des experts pour nous aider. En partageant l&#039;exp&eacute;rience d&#039;&#201;ducaloi, j&#039;esp&egrave;re pouvoir &ecirc;tre utile &agrave; d&#039;autres personnes ou organismes qui sont en r&eacute;flexion quant &agrave; l&#039;utilisation des m&eacute;dias sociaux. </p>
<p>Il y a maintenant deux ans, &#201;ducaloi a d&eacute;cid&eacute; de se lancer sur les m&eacute;dias sociaux. En une seule journ&eacute;e de juillet 2009, nous ouvrions une page Facebook, un compte Twitter et une cha&#238;ne YouTube. </p>
<p>N&#039;ayant pas les ressources disponibles ni la possibilit&eacute; de r&eacute;pondre aux questions juridiques des gens, nous avons d&eacute;cid&eacute; d&egrave;s le d&eacute;part de ne pas permettre aimant notre page Facebook d&#039;y faire directement des publications. Cependant, nous permettons aux personnes aimant notre page de commenter les publications que nous y faisons. De plus, nous avons d&eacute;cid&eacute; que nous y publierions assez r&eacute;guli&egrave;rement (2 fois par semaine environ) et que nous alternerions entre la promotion de contenu de notre site et des liens vers des ressources externes neutres et int&eacute;ressantes. N&#039;ayant qu&#039;une connaissance limit&eacute;e de Twitter &agrave; l&#039;&eacute;poque, nous publions le m&ecirc;me contenu sur Facebook et Twitter, en adaptant &eacute;videmment le contenu pour les 140 caract&egrave;res de ce dernier.</p>
<p>Rapidement, nous avons pris de l&#039;assurance. Nous trouvions une fa&ccedil;on plus naturelle d&#039;interpeller les gens et nous avons vu des r&eacute;sultats. Nous avons r&eacute;ussi &agrave; rejoindre pr&egrave;s de 1500 personnes en un an (Facebook et Twitter combin&eacute;). Pour Facebook, nous avons &eacute;t&eacute; aid&eacute;s par des publicit&eacute;s Facebook qui, &agrave; l&#039;&eacute;poque, pouvaient faire la promotion de notre page &agrave; peu de co&#251;ts. Nous avons &eacute;galement ajout&eacute; une publicit&eacute; pour nos m&eacute;dias sociaux sur notre site.</p>
<p>Malgr&eacute; ce relatif succ&egrave;s, nous trouvions que nos m&eacute;thodes ne respectaient pas les dictats souvent entendus des m&eacute;dias sociaux : &ecirc;tre &agrave; l&#039;&eacute;coute, interagir avec les admirateurs, cr&eacute;er la conversation, cr&eacute;er un dialogue. L&#039;arriv&eacute;e de nouveaux membres de l&#039;&eacute;quipe nous a permis de prendre un recul et de nous poser les bonnes questions :</p>
<p>&#192; qui s&#039;adresse-t-on?<br />
Pour chacun de ces m&eacute;dias, quel est le public le plus susceptible de nous y suivre?<br />
Quelle est la vocation de chacun de ces m&eacute;dias?<br />
Quels sont nos objectifs dans l&#039;utilisation des m&eacute;dias sociaux?<br />
Quelles ressources avons-nous pour animer ces m&eacute;dias sociaux?<br />
C&#039;est en r&eacute;pondant ensemble &agrave; ces questions que nous avons fait plusieurs constats :</p>
<p>Facebook est vraiment plus un outil grand public qui a un tr&egrave;s grand taux d&#039;adoption dans la population qu&eacute;b&eacute;coise : selon Facebook, une publicit&eacute; qui vise tous les membres Facebook r&eacute;sidant au Qu&eacute;bec atteindrait environ 3 805 420 personnes (selon l&#039;outil de cr&eacute;ation de publicit&eacute; pour une page Facebook en date du 19 d&eacute;cembre 2011)!<br />
Twitter est encore peu utilis&eacute; au Qu&eacute;bec (de 8 % &agrave; 10 % des Qu&eacute;b&eacute;cois auraient un compte Twitter) en comparaison avec Facebook et est davantage utilis&eacute; par une certaine &eacute;lite, beaucoup de professionnels et moins de jeunes.<br />
Les gens nous suivant sur Twitter sont davantage des professionnels, souvent soit du milieu juridique ou de l&#039;enseignement, des gens du mouvement &#171; Plain Language &#187; ou des journalistes.<br />
Une segmentation des publics &agrave; qui l&#039;on s&#039;adresse est n&eacute;cessaire.<br />
C&#039;est alors que nous avons d&eacute;cid&eacute; de changer notre approche en revoyant la vocation communicationnelle de chacun de ces m&eacute;dias sociaux selon du public cible identifi&eacute; pour chacun.</p>
<p>Dor&eacute;navant, nous utilisons Facebook pour rejoindre le grand public dans le but d&#039;&eacute;tendre notre mission d&#039;information des Qu&eacute;b&eacute;cois sur leurs droits et leurs obligations. La majorit&eacute; des gens (selon un sondage interne de 2007) viennent sur le site d&#039;&#201;ducaloi au moment o&#249; ils ont un probl&egrave;me ou un questionnement juridique pr&eacute;cis. Beaucoup moins viennent sur notre site dans un esprit d&#039;&eacute;ducation citoyenne ou par simple curiosit&eacute;. En essayant de &#171; fid&eacute;liser &#187; les gens avec notre page Facebook et en leur transmettant de l&#039;information juridique dans un moment o&#249; ils ne sont pas en &#171; crise &#187;, nous contribuons beaucoup plus &agrave; notre mission d&#039;&eacute;ducation citoyenne, m&ecirc;me des adultes.</p>
<p>Quant &agrave; Twitter, nous l&#039;utilisons dor&eacute;navant beaucoup plus pour promouvoir les activit&eacute;s d&#039;&#201;ducaloi aupr&egrave;s des professionnels du droit, des enseignants et des intervenants-relayeurs. Nous l&#039;utilisons &eacute;galement pour promouvoir les &eacute;changes sur la simplification du langage juridique et pour &eacute;tablir le s&eacute;rieux et la cr&eacute;dibilit&eacute; d&#039;&#201;ducaloi dans le milieu juridique. </p>
<p>Nous n&#039;h&eacute;sitons jamais, dans les deux cas, &agrave; promouvoir des sites, des initiatives ou des projets d&#039;organismes autres qui offrent des services juridiques ou de l&#039;information juridique de qualit&eacute; &agrave; la population. Nous ne visons pas uniquement &agrave; faire la promotion d&#039;&#201;ducaloi, nous souhaitons surtout faire &#339;uvre utile dans l&#039;esprit de notre mission. De plus, en esp&eacute;rant susciter des r&eacute;actions, nous esp&eacute;rons &eacute;galement apprendre &agrave; toujours mieux conna&#238;tre les personnes qui utilisent les services d&#039;&#201;ducaloi afin de nous adapter &agrave; eux. Pour ce faire, les m&eacute;dias sociaux sont bien pr&eacute;cieux pour obtenir de la r&eacute;troaction des gens.</p>
<p>Finalement, l&#039;approche par petit pas aura servi &agrave; mieux conna&#238;tre chacun de ces m&eacute;dias, &agrave; mieux conna&#238;tre chacun des publics cibles et, ainsi, &agrave; en venir &agrave; une strat&eacute;gie qui semble porter ses fruits : en date du 19 d&eacute;cembre 2011, nous avons 2904 personnes qui aiment notre page Facebook et 841 personnes qui nous suivent sur Twitter! Et ce n&#039;est qu&#039;un d&eacute;but!</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
<a name="eng"></a></p>
<p>If you don&#039;t have the luxury of hiring outside experts, creating a social media strategy is no piece of cake. By sharing a glimpse into how &#201;ducaloi developed its strategy, perhaps I can help others grappling with the issue.</p>
<p>&#201;ducaloi took the plunge into social media two years ago. On a single day in July 2009, we created a Facebook page, a Twitter account and a YouTube channel.</p>
<p>We didn&#039;t have the resources to reply to legal questions from the public. It is also outside our mission to give legal advice. So we decided not to let our Facebook page fans post on our page. But we do let people who like our page comment on what we put up there.</p>
<p>Also, we decided that we would post fairly often (about twice a week) and that we would alternate between promoting our website and posting links to interesting external content that is not commentary.</p>
<p>Since we were beginners when it came to Twitter, we published the same content on Facebook and Twitter. Of course, we adapted the Twitter content to fit the 140-character limit.</p>
<p>We found our footing fairly quickly. When we learned less mechanical ways to interact with people, results followed. In the first year, we reached almost 1,500 people (Facebook and Twitter combined). For Facebook, we got a boost from Facebook ads promoting our page, which were inexpensive at the time. We also advertized our use of social media on our website.</p>
<p>While we had some early success, we realized that we were not respecting the unspoken mores of social media: listen, interact with fans and create a conversation. The arrival of new staff members with experience in social media helped us take a step back and ask the right questions:</p>
<ul>
<li>What was our target audience?</li>
<li>Who was most likely to follow us on each medium?</li>
<li>What is the vocation of each medium?</li>
<li>What are our goals in using social media?</li>
<li>What resources did we have internally to keep up our presence on social media?</li>
</ul>
<p>Answering these questions, we came up with some observations:</p>
<ul>
<li>Facebook is aimed at the general public and has a high rate of penetration in Quebec. According to Facebook figures as of December 19, 2011, advertising aimed at all Facebook members in Quebec would reach about 3,805,420 people! (The figure is from the creation tool for advertising on a Facebook page.)</li>
<li>Twitter is not yet widely used in Quebec. Between 8% and 10% of Quebecers have a Twitter account. Compared to Facebook, Twitter is used by a certain elite: more professionals and fewer young people.</li>
<li>Our followers on Twitter are usually professionals, often from the legal or education fields, plus people involved in the Plain Language movement, and journalists.</li>
<li>We need to segment the various audiences we are addressing.</li>
</ul>
<p>Armed with these conclusions, we revamped our approach, examining the communications goals of each social medium according to the target clientele. </p>
<p>We now use Facebook to reach the general public and carry out our mission of providing legal information. A poll done in 2007 showed that most people visit &#201;ducaloi&#039;s website when they have a specific legal problem or question. Fewer visit to become better informed generally or out of curiosity. By trying to build loyalty through our Facebook page, and by sharing legal information when people are not in crisis mode, we are carrying out our mission of citizenship education.</p>
<p>As for Twitter, we now use it much more to tell legal professionals, teachers and service providers about &#201;ducaloi&#039;s activities. We also use Twitter to share news about the plain language movement and to establish our credibility in the legal community.</p>
<p>If we know of other reputable projects or websites offering legal information or services, we don&#039;t hesitate to put in a good word for them. So we aren&#039;t just promoting &#201;ducaloi. We want to be true to our mission in any way possible. And by soliciting feedback, we are getting a better feel for people using our services so we can improve them. Social media is an ideal tool to get this kind of feedback.</p>
<p>By dipping our toes into social media gradually, we learned about each medium and its target audience. Our strategy has paid dividends: as of December 19, 2011, we have 2,904 Facebook fans and 841 followers on Twitter. And it&#039;s only a start.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Traduction Ou Adaptation &#124; Translation or Adaptation</title>
		<link>http://www.slaw.ca/2011/11/01/traduction-ou-adaptation-translation-or-adaptation/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 16:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Columns: Justice Issues]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: right;">[ français /<a href="http://www.slaw.ca/?p=38370/#eng"> English</a> ]</p>
<p>Le locuteur de plusieurs langues peut généralement comprendre la complexité du travail de traduction. Il sait qu’un bon traducteur ne va jamais traduire mot à mot une phrase d’une langue à l’autre. Il faut plutôt refaire la phrase selon la structure grammaticale de la langue de traduction, les sens différents d’un mot dans cette langue ou les expressions idiomatiques propres. Sans oublier que parfois, la phrase originale contient des référents culturels qui n’auraient pas de sens dans l’autre langue.</p>
<p>Lorsqu’on fait de la vulgarisation et de l’information juridique, c’est encore plus complexe. Souvent, afin de &#8230; <a href="http://www.slaw.ca/2011/11/01/traduction-ou-adaptation-translation-or-adaptation/" class="read_more">[more]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Columns: Justice Issues' --><p style="text-align: right;">[ français /<a href="http://www.slaw.ca/?p=38370/#eng"> English</a> ]</p>
<p>Le locuteur de plusieurs langues peut généralement comprendre la complexité du travail de traduction. Il sait qu’un bon traducteur ne va jamais traduire mot à mot une phrase d’une langue à l’autre. Il faut plutôt refaire la phrase selon la structure grammaticale de la langue de traduction, les sens différents d’un mot dans cette langue ou les expressions idiomatiques propres. Sans oublier que parfois, la phrase originale contient des référents culturels qui n’auraient pas de sens dans l’autre langue.</p>
<p>Lorsqu’on fait de la vulgarisation et de l’information juridique, c’est encore plus complexe. Souvent, afin de rendre disponible un même contenu vulgarisé, il nous faut non seulement traduire l’information, mais nous devons l’adapter. Pourquoi la nuance? C’est bien simple. Les concepts juridiques sont déjà si complexes pour le commun des mortels qu’il nous faut souvent utiliser beaucoup d’images, de métaphores ou d’allégories afin de bien se faire comprendre. Plus on utilise ces images propre à la langue française, par exemple, plus il faudra adapter lorsqu’on en fera la traduction vers l’anglais.</p>
<p>Les idiotismes sont les meilleurs exemples de ce qui ne se traduit pas. Ce sont des expressions qui, une fois traduites dans l’autre langue, n’ont plus de sens. Par exemple, l’expression « l’habit ne fait pas le moine » en français ne peut être traduite littéralement. Cependant, c’est une image évocatrice. Il faudra donc trouver une image équivalente en anglais afin d’évoquer le danger de se fier aux apparences. L’expression en anglais qui évoque la même idée est « you can’t judge a book by it’s cover » qui, littéralement se traduit par « on ne peut juger un livre par sa couverture ».</p>
<p>Fait intéressant, ces expressions populaires servent parfois à casser du sucre sur le dos des autres. Par exemple, on dit en français « filer à l’anglaise » pour l’expression équivalente en anglais « to take a French leave »! Ces deux expressions signifiant « fuir ou quitter discrètement ». Pour une réflexion intéressante (en anglais) sur les défis de la traduction des expressions idiomatiques : <a href="%22">http://www.london-translations.co.uk/french-translations/idioms.html</a>.</p>
<p>Certes, ces expressions peuvent souvent être comiques par ce qu’elles évoquent, mais n’oublions pas que dans un contexte juridique, la précision est importante. Dans notre travail de vulgarisation du droit, nous devons nous assurer que le lecteur anglophone aura une opportunité égale de comprendre les concepts juridiques. C’est notre défi de tous les jours en tant que vulgarisateurs.</p>
<p>Dans le milieu juridique québécois, il est souvent discuté de la version anglaise du Code civil du Québec et de ses nombreuses lacunes. D’ailleurs, un groupe mené par l’actuelle bâtonnière du Barreau de Montréal, Me Elizabeth Greene, croit qu’il faut aller plus loin que la traduction ou même l’adaptation en anglais des lois. La bâtonnière m’indiquait qu’elle souhaite que la voie privilégiée soit la co-rédaction. Que des rédacteurs rédigent en même temps, ensemble, les deux versions d’une loi afin d’assurer la qualité des deux versions et de diminuer les conflits possibles d’interprétations. Il sera intéressant de suivre le développement de cette demande. Certes, l’expérience du Code civil du Québec nous laisse croire que la méthode de traduction adoptée au début des années 1990 ne devrait pas être réutilisée.</p>
<p>Tous ces défis parce que nous avons deux langues officielles! Imaginez alors ce que ça représente comme travail de vulgarisation lorsqu’on le fait en plus de deux langues comme certains de nos collègues du reste du Canada. Ou, encore plus complexe : le défi de rédaction de règles juridiques dans le contexte de l’Union européenne multilingue! Quand on se compare, on se console!</p>
<p><a name="eng"></a><br />
Translation can be tricky. If you speak more than one language, this comes as no surprise. A literal translation just doesn’t cut it. A good translator overhauls the text in keeping with the grammatical structure, word meanings and popular expressions of the other language. On top of that, the translator must be tuned into cultural references, so that the new text generates the right connotations and associations.</p>
<p>When it comes to creating plain language legal information, the challenge is even more complex. To make information truly accessible, it must be adapted, not just translated. What is the distinction here? Legal concepts are difficult for the layperson to decipher. So we have to make use of all the linguistic arrows in our quiver to get the message across: images, analogies, examples, etc. The more these images and other tools are inherent to one language, the more inadequate a mere translation becomes: the translator must really adapt the text.</p>
<p>Idiomatic expressions are perhaps the best example of language that resists word for word translation. For example, the French phrase “ l’habit ne fait pas le moine” becomes “the clothing doesn’t make the monk” in English. Scratching your head? It means that you can’t judge things by appearances alone. The English expression that evokes this is “you can’t judge a book by its cover”. Working back into French, that would be “on ne peut juger un livre par sa couverture”.</p>
<p>A quirky feature of these expressions is that they sometimes take a jab at the other linguistic group. For example, the English expression “to take a French leave” means to leave without saying goodbye or to slip out without being noticed. For some interesting comments on adapting idiomatic expressions, check out this site: <a href="http://www.london-translations.co.uk/french-translations/idioms.html">http://www.london-translations.co.uk/french-translations/idioms.html</a> (in English).</p>
<p>In our work &#8211; making the law understandable &#8211; precision is important. Even though a document starts out in French, we need to make sure that our English readers have the same chance to understand the legal concepts. This is our daily challenge as plain language experts.</p>
<p>In Quebec legal circles, parts of the Civil Code of Quebec are often cited as examples of unfortunate translations. In fact, a group led by the current President of the Bar of Montreal, Elizabeth Greene, believes that we need to go further than translation or even adaptation of laws into English. In a recent conversation, she told us that she considers co-drafting to be the best solution. Co-drafting means that two legislative drafters work together to concurrently create English and French versions of a law. This ensures quality and avoids discrepancies. It will be interesting to see whether this method is adopted. What happened with the Civil Code of Quebec tends to show that the experience of the early 1990s should not be repeated.</p>
<p>All these challenges and we only have two official languages. Imagine then how challenging it is for some of our colleagues across Canada that provide plain language legal information in more languages. Or, even more complicated: the work of the drafters of the legal rules that apply to the multilingual European Union! There is always someone worse off than you, right!?!</p>
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		<title>L’éducation Citoyenne, L’affaire De Tous ?!? / Citizenship Education: Everyone’s Business?</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 11:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Columns: Justice Issues]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:right;">[ français /<a href="http://www.slaw.ca/?p=38370/#eng"> English</a> ]</p>
<p>Trop de gens se désolent du manque de conscience citoyenne de certains de nos jeunes, du manque d’implication de nos concitoyens dans les affaires publiques, de la lassitude et de l’incompréhension généralisée face au fonctionnement de nos institutions. Il me semble que nous faisons face à un problème croissant de citoyens qui ne comprennent pas notre système et son fonctionnement.</p>
<p>Cependant, et trop souvent dans le travail que nous faisons chez Éducaloi, certains membres du public voient d’un mauvais œil que nous recevons des fonds des gouvernements dans notre travail… Comme si le fait que &#8230; <a href="http://www.slaw.ca/2011/09/15/l%e2%80%99education-citoyenne-l%e2%80%99affaire-de-tous%c2%a0-citizenship-education-everyone%e2%80%99s-business/" class="read_more">[more]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Columns: Justice Issues' --><p style="text-align:right;">[ français /<a href="http://www.slaw.ca/?p=38370/#eng"> English</a> ]</p>
<p>Trop de gens se désolent du manque de conscience citoyenne de certains de nos jeunes, du manque d’implication de nos concitoyens dans les affaires publiques, de la lassitude et de l’incompréhension généralisée face au fonctionnement de nos institutions. Il me semble que nous faisons face à un problème croissant de citoyens qui ne comprennent pas notre système et son fonctionnement.</p>
<p>Cependant, et trop souvent dans le travail que nous faisons chez Éducaloi, certains membres du public voient d’un mauvais œil que nous recevons des fonds des gouvernements dans notre travail… Comme si le fait que les gouvernements soient des partenaires rendait moins crédible l’information que nous donnons ! J’ai toujours eu de la misère à comprendre ça. Est-ce de la méfiance envers nos gouvernements ? Est-ce que les citoyens voient l’information que nous voulons neutre et sans biais comme étant de moindre qualité parce que nous sommes associés aux gouvernements qui nous subventionnent ?</p>
<p>Si c’est vraiment ça la réponse, c’est un bien triste constat sur l’état de notre société. En effet, les gens peuvent être méfiants des personnes qui les dirigent, c’est presque dans la nature humaine. C’est bien là, malheureusement, pourquoi les politiciens ont souvent très mauvaise presse. Cependant, on voit une dégradation du respect des citoyens envers la classe politique et cela se reflète de plus en plus sur tout l’appareil gouvernemental.</p>
<p>Je me demande si une meilleure compréhension du fonctionnement de nos institutions, des rôles de chacun, des limites des pouvoirs des politiciens, du rôle des « chiens de garde » en place n’aideraient pas à diminuer cette tendance. Beaucoup d’institutions internationales reconnaissent notre fonction publique comme étant parmi les moins corrompues de la planète. Pourtant, les citoyens semblent en avoir une toute autre image.</p>
<p>Je crois qu’il faudrait prioriser l’éducation citoyenne si on veut redonner un sens au terme « démocratie » dans notre société. En effet, comment les citoyens peuvent ils bien juger des agissements des politiciens et de la fonction publique s’ils ne comprennent pas bien leurs rôles et fonctionnement. Il est essentiel à une société démocratique en santé que les citoyens exerce leur votre en connaissance de cause.</p>
<p>Vous allez dire que je prêche pour ma paroisse (expression québécoise désuète mais qui fait image)… En réponse, je vous dirais que les organismes d’éducation et d’information juridique ne pourront jamais faire l’éducation citoyenne de tous sans l’aide des gouvernements, des commissions scolaires, des parents et des intervenants du milieu de la justice. Là où nous pouvons aider, cependant, est dans la prise de leadership. Si chacun, dans nos provinces, nous agissons comme dans concentrateurs d’efforts de tous ces intervenants, nous aurons déjà fait un grand bout.</p>
<p>Un exemple au Canada dans ce sens est <a href="http://www.ojen.ca/">le Réseau ontarien d’éducation juridique</a> (OJEN en anglais). OJEN est un organisme dédié à l’éducation juridique qui, par ses programmes, mobilise des centaines de bénévoles à chaque année (parmi lesquels on retrouve juges, avocats, personnel judiciaire et enseignants.) Les jeunes font des activités dans leur école, seul à la maison et même, au palais de justice!</p>
<p>Au Québec, Éducaloi va offrir, à compter de cet automne, les « Ateliers de la justice ». Ces ateliers seront une série de conférences dans les écoles qu’iront faire des bénévoles (avocats, juges, notaires et autres acteurs du milieu de la justice) à partir d’un curriculum développé par Éducaloi. Éducaloi s’occupe de toute la logistique et est en grande période de recrutement de bénévoles et d’écoles intéressées à les recevoir.</p>
<p>Ce sont des premiers pas qui visent à pallier à notre système d’éducation qui ne voit pas, semble-t-il, comme une priorité l’éducation juridique et citoyenne de ses jeunes. Il faudra que la société se mobilise dans ce sens avant que le cynisme et l’incompréhension viennent totalement paralyser notre système, que les citoyens s’en désintéressent totalement ou que plus personne décide de se présenter aux élections ou, même, d’y voter…</p>
<p>______________________</p>
<p><a name="eng"></a></p>
<p>There’s a lot of hand-wringing happening these days. The worriers think that young people have withdrawn from civic life, that citizens are indifferent to public affairs, and that no one understands or cares about our institutions.</p>
<p>There does seem to be some truth in this. A growing group of people don’t know how our key democratic institutions work.</p>
<p>And yet, those of use trying to educate our fellow citizens are taken to task for accepting public money to do this work.</p>
<p>We’ve heard the criticism more than once at Éducaloi: partnering with governments taints the information we deliver, making it biased and less credible. I’ve always had a hard time swallowing that argument. </p>
<p>Is scepticism about governments and politicians driving the criticism? If so, it reflects a sad state of affairs.</p>
<p>Putting down politicians has become a knee-jerk reaction, especially among the media. But the lack of respect has spread to the whole government apparatus.</p>
<p>Would a better grasp of basic concepts – the checks and balances inherent in our governments, the limits on the powers of politicians – beat back the cynicism?</p>
<p>The integrity of the civil service in Canada is internationally recognized. Our fellow citizens seem to have lost sight of this. </p>
<p>To restore some lustre to our institutions, citizenship education needs to become a priority. To exercise their rightful role as watchdogs of government, Canadians need to understand who and what they are watching.</p>
<p>Think I’m preaching to the converted? You agree that legal education and information groups won’t make any headway unless other players – schools, parents, the justice sector – get on board?</p>
<p>Instead of waiting for other people to come around, those of us doing citizenship education need to get out in front and be the driving force in each of our provinces.</p>
<p>A group called OJEN (<a href="http://www.ojen.ca/">Ontario Justice Education Network</a>) is one of these leaders. It’s a legal education organization that mobilizes an army of volunteers each year. Judges, lawyers, justice personnel and teachers get young people learning about the law and democracy in schools, alone at home and even in courthouses.</p>
<p>In Quebec, Éducaloi is kicking off a new legal workshops project in schools. Volunteer professionals will be in classrooms to engage students in discussions about the law based on a curriculum developed by us. Éducaloi handles the logistics and recruits schools and volunteers.</p>
<p>Right now, legal and citizenship education is not a top priority in the school system. The initiatives of OJEN and Éducaloi are a step toward filling that gap.</p>
<p>We all need to get a move on before cynicism paralyzes our essential institutions, citizens withdraw totally, and no one bothers to run for elected office, or even vote.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L’accès À La Justice: Vraiment?!? / Access to Justice: Really?!?</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 11:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Columns: Justice Issues]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align:right;">[ français /<a href="http://www.slaw.ca/2011/07/14/l%E2%80%99acces-a-la-justice-vraiment-access-to-justice-really/#eng"> English</a> ]</p>
<p>Depuis mon retour dans le milieu de la justice en 2005, j’ai entendu à maintes reprises bâtonniers, ministres de la justice, juges en chef, professeurs d’université et <i>tutti quanti</i> dire que leur priorité est l’accès à la justice pour tous ! Comment ne pas être d’accord ? C’est un des principes fondamentaux de nos sociétés libres et démocratiques. </p>
<p>Un autre de ces principes est « nul ne peut ignorer la loi » : on impose comme obligation à tous de connaître toutes les règles qui gouvernent notre société. L’accès à la justice, c’est aussi ça : on doit faire connaître les règles &#8230; <a href="http://www.slaw.ca/2011/07/14/l%e2%80%99acces-a-la-justice-vraiment-access-to-justice-really/" class="read_more">[more]</a></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<!-- no icon for 'Columns: Justice Issues' --><p style="text-align:right;">[ français /<a href="http://www.slaw.ca/2011/07/14/l%E2%80%99acces-a-la-justice-vraiment-access-to-justice-really/#eng"> English</a> ]</p>
<p>Depuis mon retour dans le milieu de la justice en 2005, j’ai entendu à maintes reprises bâtonniers, ministres de la justice, juges en chef, professeurs d’université et <i>tutti quanti</i> dire que leur priorité est l’accès à la justice pour tous ! Comment ne pas être d’accord ? C’est un des principes fondamentaux de nos sociétés libres et démocratiques. </p>
<p>Un autre de ces principes est « nul ne peut ignorer la loi » : on impose comme obligation à tous de connaître toutes les règles qui gouvernent notre société. L’accès à la justice, c’est aussi ça : on doit faire connaître les règles avant même de donner les moyens de les faire respecter.</p>
<p>La complexification et la multiplication de ces normes et le développement d’un langage juridique toujours plus hermétique ont contribué à l’impossibilité, qu’on soit juriste ou non, de toutes les connaître. Il y a désabusement de la population… Nous faisons presque tous le constat mais bien peu sont prêts à s’attaquer vraiment de front à ces questions en donnant un signal clair à la population que nous, communauté juridique et/ou gouvernements, voulons vraiment renverser la tendance. Surtout que les solutions possibles sont multiples et potentiellement compliquées.</p>
<p>Cela étant dit, j’ai encore espoir ! Des débuts de débats commencent à se faire. Plusieurs organisations s’attaquent de plus en plus à l’accès à l’information juridique.</p>
<p>Je pense que les gouvernements sont de plus en plus conscients de l’importance d’informer la population sur la loi. Mais, souvent, on a l’impression que les ministres de la justice les mieux intentionnés vont se buter au fait que l’information juridique est bien bas dans les priorités des ministres des finances et des conseils du trésor qui distribuent les budgets. Souvent, on se limite à permettre à quelqu’un de lire une loi ou une décision de la Cour suprême ; est-ce vraiment donner accès à l’information juridique dont le citoyen a besoin si cette information est incompréhensible (langage hermétique, trop spécialisé) ou qu’elle ne peut pas être mise en contexte (autres lois, règlement, jurisprudence, constitution) ?</p>
<p>C’est là que les organismes sans but lucratif membres de l’Association canadienne des organismes d’éducation et d’information juridique essaient de pallier à ce problème en expliquant les règles de la société à leurs concitoyens dans un langage de tous les jours. Toutes les provinces canadiennes ont un ou plusieurs de ces organismes. Ces organismes travaillent très dur pour essayer de répondre au grand besoin en information juridique des « justiciables » canadiens mais ils font face à des défis énormes eux aussi ! Ces organismes manquent souvent de ressources financières et humaines, travaillent couramment en parallèle du système de justice plutôt qu’au sein de celui-ci, font face à la réticence des professionnels du droit qui pensent qu’ils « leur enlèvent de la job », sont peu connus du public, etc. </p>
<p>Cependant, malgré ces difficultés, ils arrivent à faire des merveilles. Pour ce faire, ils se tournent de plus en plus vers les technologies afin de contourner ces obstacles. Ainsi, un organisme comme Éducation juridique communautaire de l’Ontario utilise des webinaires pour rejoindre les gens lorsqu’ils n’ont pas les moyens de se déplacer. Le Service public d’éducation et d’information juridiques du Nouveau Brunswick a créé une trousse Web et une ligne téléphonique pour les questions de droit de la famille qui permet de répondre aux citoyens Néo-Brunswickois qui sont en instance de divorce, par exemple. Le <i>Legal Resource Center of Alberta</i>, quant à lui, à créer un site Web, <i>LawNet Alberta</i>, qui répertorie l’ensemble des ressources juridiques de cette province.</p>
<p>Au Québec, c’est Éducaloi, créé en 2000, qui est l’organisme désigné pour faire ce travail d’information du public sur leurs droits et leurs obligations. Éducaloi, dès sa création, a décidé d’utiliser un grand site Web d’information juridique écrit en langage simple et accessible afin de remplir, principalement, cette mission. Le site Web permet de rejoindre plus de personnes à travers la province (1 500 000 visites annuellement, en moyenne).</p>
<p>Tous ces efforts sont louables et mériteraient que l’on y investisse de plus en plus. Les organismes d’éducation et d’information juridique s’adressent à des millions de personnes. Un citoyen mieux informé des règles qui lui sont applicables se mettra moins souvent en position de mésentente pouvant mener à un litige. Celui-ci comprendra potentiellement mieux les procédures, sera moins désabusé et aura davantage confiance en notre système judiciaire. À tout le moins, ce citoyen mieux informer aura moins tendance à abdiquer ses droits surtout si on lui fait connaître les alternatives aux poursuites devant les tribunaux. </p>
<p>Cependant, il est inévitable que les litiges demeurent. Comment notre système va s’adapter au citoyen mieux informé de ses droits et obligations ? Le système est-il totalement déconnecté des besoins de notre société ? Je crois de tout mon cœur que quelque chose doit être fait pour l’adapter avant qu’il ne s’écroule ou que les citoyens l’évitent à tout prix parce qu’il est inefficace et ne répond pas à leur besoin de justice. Mais quoi ? Que voyez-vous comme solution ? Quelles modifications au système permettrait à chacun de sentir que justice est rendue ? Doit-on forcer les gens vers les modes alternatifs de règlement de conflits (médiation/conciliation), à tout prix ? SVP, laissez vos réponses en commentaire.</p>
<p>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;</p>
<p><a name="eng"></a>
<p id="eng">Since coming back to work in the justice sector in 2005, I’ve been hearing constantly about access to justice. Presidents of law societies, ministers of justice, chief justices, university professors – just about everyone says that this is their top priority. It’s hard to argue with them: access to justice is a fundamental principle of a free and democratic society. </p>
<p>Another one of those basic principles is “ignorance of the law is no excuse”. Everyone is supposed to know the rules that govern society. So access to justice also means knowing the rules so you can follow them. </p>
<p>But knowing all these rules is next to impossible, even for legal professionals. Rules are multiplying. They are more and more complex. And they are expressed in legal language that often seems impenetrable. Even legal professionals have a hard time keeping up. The average citizen is disillusioned. Most of the legal community is aware of this growing alienation, but not all of us are facing it head-on. The public needs a clear signal from us and from government that we are working together to reverse the trend. This is especially important given that there are a lot of possible solutions to pick from, and the solutions are potentially complicated.</p>
<p>Having said that, I’m optimistic! The issue is on the agenda. A lot of organizations are working hard to make legal information accessible. </p>
<p>I think governments are waking up to how important it is for the public to understand the law. Unfortunately, ministers of justice face the harsh reality that legal information is low down on the priorities of finance departments and treasury boards, which control the purse strings. Too often, we only get as far as making a law or Supreme Court decision easier to find. But when the information is too difficult to decipher (specialized language, for example), or is not put into context (with court decisions, other laws, the constitution, for example), are we really giving citizens the legal information they need?</p>
<p>There are groups dedicated to doing more: the Public Legal Education Association of Canada (PLEAC) is a collection of non-profit groups that explain the law in everyday language. Every Canadian province has one or several of these groups. They are working hard to fill the gap in legal information and education. But they face their own challenges. There is the perennial challenge of finding money and recruiting people to do this work. Also, since PLEAC groups work in parallel to the justice system instead of inside it, they sometimes face resistance from legal professionals who have misgivings about someone usurping their roles. Another challenge: PLEAC groups are sometimes not well known to the public. </p>
<p>But PLEAC groups do manage some minor miracles. To get the most bang for the buck, they are making increasing use of information technologies. Community Legal Education Ontario (CLEO) uses webinars to reach people when people can’t come to CLEO. The Public Legal Education and Information Service of New Brunswick created an online toolkit and has a phone line for questions on family law (divorce, etc.).The Legal Resource Centre of Alberta created a website called <i>LawNet Alberta</i>, which catalogues all the legal resources in that province. </p>
<p>Quebec has Éducaloi. Launched in 2000, it informs citizens about their legal rights and responsibilities. From the start, the centrepiece of Éducaloi’s work has been an extensive website with plain language legal information. The site – which gets an average of 1.5 million annual visits &#8211; lets Éducaloi reach people in the four corners of the province.</p>
<p>These are all worthwhile initiatives. They reach millions of people and merit more investment. Citizens who know more about legal rules can avoid conflicts that end up in litigation. Hopefully they will be less cynical and have more confidence in our justice system. At the very least, better-informed citizens will be less likely to abandon their rights, especially if they know about alternatives to going to court. </p>
<p>Of course, confrontation and lawsuits are not going to totally disappear. How will our system adapt to citizens more savvy about their rights and obligations? Is the justice system totally disconnected from society’s real needs? I’m convinced the system must adapt quickly before it falls apart, or people start avoiding it all costs because it’s inefficient and doesn’t satisfy their sense of justice. But what do you see as the solution? How would you change to the system so people feel justice has been done? Should we oblige people to use alternative ways to settle disputes (mediation, conciliation, etc.)? I look forward to hearing your ideas in the comments section. </p>
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