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Wednesday: What’s Hot on CanLII? – April 2023

At the beginning of each month, we tell you which three English-language cases and French-language cases have been the most viewed* on CanLII in the previous month and we give you a small sense of what the cases are about. La version française suit.

For this past month, the three most-consulted English-language decisions were:

  1. Canada (Minister of Citizenship and Immigration) v. Vavilov, 2019 SCC 65 (CanLII)

[1] This appeal and its companion cases (see Bell Canada v. Canada (Attorney General), 2019 SCC 66 (CanLII)), provide this Court with an opportunity to re-examine its approach to judicial review of administrative decisions.

[2] In these reasons, we will address two key aspects of the current administrative law jurisprudence which require reconsideration and clarification. First, we will chart a new course forward for determining the standard of review that applies when a court reviews the merits of an administrative decision. Second, we will provide additional guidance for reviewing courts to follow when conducting reasonableness review. The revised framework will continue to be guided by the principles underlying judicial review that this Court articulated in Dunsmuir v. New Brunswick, 2008 SCC 9 (CanLII), [2008] 1 S.C.R. 190: that judicial review functions to maintain the rule of law while giving effect to legislative intent. We will also affirm the need to develop and strengthen a culture of justification in administrative decision making.

(Check for commentary on CanLII Connects)

  1. Alberta Health Services v Johnston, 2023 ABKB 209 (CanLII)

[106] My view, based on the offence of criminal harassment, is that the essence of harassment is repeated or persistent behaviour. A single encounter where threats and insults are made or where other offensive behaviour takes place may be actionable on other grounds but it is not harassment. Harassment occurs when the behaviour is recurring and creates an oppressive atmosphere. Any definition of harassment must specify that the behaviour is repeated.

[107] Based on the foregoing, I define the tort of harassment as follows. A defendant has committed the tort of harassment where he has:

(1) engaged in repeated communications, threats, insults, stalking, or other harassing behaviour in person or through or other means;

(2) that he knew or ought to have known was unwelcome;

(3) which impugn the dignity of the plaintiff, would cause a reasonable person to fear for her safety or the safety of her loved ones, or could foreseeably cause emotional distress; and

(4) caused harm.

[108] Recognizing the tort of harassment in the terms described above provides a doctrinal foundation for and structure to what Alberta courts have already been doing for many years in the context of restraining orders. Taking this step does not create indeterminate liability nor does it open floodgates; to the contrary, it defines the tort of harassment in a measured way that will guide courts in the future.

(Check for commentary on CanLII Connects)

  1. R. v. Breault, 2023 SCC 9 (CanLII)

[1] This appeal concerns the interpretation of the immediacy requirement in what was, at the relevant time, s. 254(2)(b) (now s. 320.27(1)(b))[1] of the Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C‑46 (“Cr. C.”). According to this provision, if a peace officer has reasonable grounds to suspect that a driver has alcohol in their body, the peace officer may, by demand, require the driver “to provide forthwith a sample of breath that, in the peace officer’s opinion, will enable a proper analysis to be made” through an approved screening device (“ASD”).

[2] The immediacy requirement arising from this provision has both an implicit component and an explicit component. It is “implicit as regards the police demand for a breath sample, and explicit as to the mandatory response: the driver must provide a breath sample ‘forthwith’” (R. v. Woods, 2005 SCC 42, [2005] 2 S.C.R. 205, at para. 14). This case deals with the latter component.

[3] Under s. 254(5) Cr. C., any person who, without reasonable excuse, fails or refuses to comply with such a demand commits an offence.

[4] The central issue in this case relates to the time within which a peace officer must enable a driver who is stopped for this purpose to provide the breath sample required for a proper analysis to be made by means of an ASD. Specifically, this Court must determine whether the validity of a demand made by a peace officer under s. 254(2)(b) Cr. C. requires that the officer have immediate access to an ASD at the time the demand is made.

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The three most-consulted French-language decisions were:

  1. Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (L’Écuyer et Proteau) et Directeur des poursuites criminelles et pénales, 2023 QCCFP 4 (CanLII)

[1] Le 19 mars 2021, l’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (Association) dépose un avis de mésentente à la Commission de la fonction publique (Commission) conformément à l’article 16 de la Loi sur le processus de détermination de la rémunération des procureurs aux poursuites criminelles et pénales et sur leur régime de négociation collective (Loi) et au chapitre 9 de l’Entente relative aux conditions de travail des procureurs aux poursuites criminelles et pénales 2015‑2019 (Entente).

[2] Cet avis porte notamment sur le refus du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de verser rétroactivement à Mes Jean- Gabriel L’Écuyer et Étienne Proteau une allocation de disponibilité prévue à l’article 7-3.18 de l’Entente pour la période du 27 mars 2020 au 22 janvier 2021, le tout avec intérêts.

(Check for commentary on CanLII Connects)

  1. Lorfanor c. R., 2023 QCCA 449 (CanLII)

[40] Le rôle attribué aux tribunaux par le législateur, expliqué dans la partie XXIII du Code criminel adoptée en 1995, est repris à l’article 718. Il précise que « le prononcé des peines a pour objectif essentiel de protéger la société et de contribuer, parallèlement à d’autres initiatives de prévention du crime, au respect de la loi et au maintien d’une société juste, paisible et sûre par l’infliction de sanctions justes visant un ou plusieurs des objectifs » pénologiques connus : R. c. Nasogaluak, 2010 CSC 6 (CanLII), [2010] 1 R.C.S. 206, par. 39 (je souligne).

[41] Ainsi, il est douteux que le rôle des tribunaux soit d’éradiquer quelque comportement criminel que ce soit, comme le suggère la juge de la peine à deux reprises dans sa décision. En l’espèce, dans son raisonnement sur la détermination de la peine, elle leur attribue ce rôle. Tel n’est pas le cas. Fixer un objectif irréaliste et inatteignable ne peut que miner la confiance du public dans l’administration de la justice. Il faut rappeler que les tribunaux ne sont avant tout qu’un maillon de la chaîne des interventions destinées à protéger la société. Encore une fois, ceux-ci participent, parallèlement à d’autres initiatives de prévention du crime, à maintenir une société juste, paisible et sûre. Leur rôle, s’il faut l’identifier, est l’infliction de sanctions justes.

(Check for commentary on CanLII Connects)

  1. Imperial Tobacco Canada ltée c. Conseil québécois sur le tabac et la santé2019 QCCA 358 (CanLII)

[658] En conclusion de ce chapitre et à l’instar du juge de première instance, la Cour conclut que, pendant toute la période litigieuse, les appelantes ont failli au devoir de renseigner les usagers et futurs usagers des dangers et risques de la cigarette. Elles sont donc, a priori, responsables du préjudice que cause chez les membres du groupe la matérialisation de ce défaut de sécurité du bien qu’elles ont fabriqué. N’ayant pas réussi à prouver que les membres des groupes, aux dates pertinentes, connaissaient ce défaut ou étaient en mesure de le connaître ou de prévoir le préjudice, elles ne peuvent faire valoir le moyen d’exonération de l’article 1473 al. 1 C.c.Q., moyen que reconnaissait le droit antérieur et qui trouve son équivalent dans les règles de l’article 53 L.p.c.

[659] Il reste maintenant à voir si, comme elles le prétendent, elles peuvent néanmoins repousser cette responsabilité en établissant une faille au chapitre de la causalité.

(Check for commentary on CanLII Connects)

* As of January 2014 we measure the total amount of time spent on the pages rather than simply the number of hits; as well, a case once mentioned won’t appear again for three months.

***

Au début de chaque mois, nous vous présentons la liste des trois décisions les plus consultées en français et en anglais sur CanLII lors de le mois précédent, ainsi qu’un court extrait de chacune d’elles pour vous permettre d’en comprendre rapidement la teneur.

Pour le mois dernier, les trois décisions en français les plus consultées ont été:

  1. Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (L’Écuyer et Proteau) et Directeur des poursuites criminelles et pénales, 2023 QCCFP 4 (CanLII)

[1] Le 19 mars 2021, l’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (Association) dépose un avis de mésentente à la Commission de la fonction publique (Commission) conformément à l’article 16 de la Loi sur le processus de détermination de la rémunération des procureurs aux poursuites criminelles et pénales et sur leur régime de négociation collective (Loi) et au chapitre 9 de l’Entente relative aux conditions de travail des procureurs aux poursuites criminelles et pénales 2015‑2019 (Entente).

[2] Cet avis porte notamment sur le refus du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de verser rétroactivement à Mes Jean- Gabriel L’Écuyer et Étienne Proteau une allocation de disponibilité prévue à l’article 7-3.18 de l’Entente pour la période du 27 mars 2020 au 22 janvier 2021, le tout avec intérêts.

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  1. Lorfanor c. R., 2023 QCCA 449 (CanLII)

[40] Le rôle attribué aux tribunaux par le législateur, expliqué dans la partie XXIII du Code criminel adoptée en 1995, est repris à l’article 718. Il précise que « le prononcé des peines a pour objectif essentiel de protéger la société et de contribuer, parallèlement à d’autres initiatives de prévention du crime, au respect de la loi et au maintien d’une société juste, paisible et sûre par l’infliction de sanctions justes visant un ou plusieurs des objectifs » pénologiques connus : R. c. Nasogaluak, 2010 CSC 6 (CanLII), [2010] 1 R.C.S. 206, par. 39 (je souligne).

[41] Ainsi, il est douteux que le rôle des tribunaux soit d’éradiquer quelque comportement criminel que ce soit, comme le suggère la juge de la peine à deux reprises dans sa décision. En l’espèce, dans son raisonnement sur la détermination de la peine, elle leur attribue ce rôle. Tel n’est pas le cas. Fixer un objectif irréaliste et inatteignable ne peut que miner la confiance du public dans l’administration de la justice. Il faut rappeler que les tribunaux ne sont avant tout qu’un maillon de la chaîne des interventions destinées à protéger la société. Encore une fois, ceux-ci participent, parallèlement à d’autres initiatives de prévention du crime, à maintenir une société juste, paisible et sûre. Leur rôle, s’il faut l’identifier, est l’infliction de sanctions justes.

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  1. Imperial Tobacco Canada ltée c. Conseil québécois sur le tabac et la santé2019 QCCA 358 (CanLII)

[658] En conclusion de ce chapitre et à l’instar du juge de première instance, la Cour conclut que, pendant toute la période litigieuse, les appelantes ont failli au devoir de renseigner les usagers et futurs usagers des dangers et risques de la cigarette. Elles sont donc, a priori, responsables du préjudice que cause chez les membres du groupe la matérialisation de ce défaut de sécurité du bien qu’elles ont fabriqué. N’ayant pas réussi à prouver que les membres des groupes, aux dates pertinentes, connaissaient ce défaut ou étaient en mesure de le connaître ou de prévoir le préjudice, elles ne peuvent faire valoir le moyen d’exonération de l’article 1473 al. 1 C.c.Q., moyen que reconnaissait le droit antérieur et qui trouve son équivalent dans les règles de l’article 53 L.p.c.

[659] Il reste maintenant à voir si, comme elles le prétendent, elles peuvent néanmoins repousser cette responsabilité en établissant une faille au chapitre de la causalité.

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Les trois décisions en anglais les plus consultées ont été:

  1. Canada (Minister of Citizenship and Immigration) v. Vavilov, 2019 SCC 65 (CanLII)

[1] This appeal and its companion cases (see Bell Canada v. Canada (Attorney General), 2019 SCC 66 (CanLII)), provide this Court with an opportunity to re-examine its approach to judicial review of administrative decisions.

[2] In these reasons, we will address two key aspects of the current administrative law jurisprudence which require reconsideration and clarification. First, we will chart a new course forward for determining the standard of review that applies when a court reviews the merits of an administrative decision. Second, we will provide additional guidance for reviewing courts to follow when conducting reasonableness review. The revised framework will continue to be guided by the principles underlying judicial review that this Court articulated in Dunsmuir v. New Brunswick, 2008 SCC 9 (CanLII), [2008] 1 S.C.R. 190: that judicial review functions to maintain the rule of law while giving effect to legislative intent. We will also affirm the need to develop and strengthen a culture of justification in administrative decision making.

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  1. Alberta Health Services v Johnston, 2023 ABKB 209 (CanLII)

[106] My view, based on the offence of criminal harassment, is that the essence of harassment is repeated or persistent behaviour. A single encounter where threats and insults are made or where other offensive behaviour takes place may be actionable on other grounds but it is not harassment. Harassment occurs when the behaviour is recurring and creates an oppressive atmosphere. Any definition of harassment must specify that the behaviour is repeated.

[107] Based on the foregoing, I define the tort of harassment as follows. A defendant has committed the tort of harassment where he has:

(1) engaged in repeated communications, threats, insults, stalking, or other harassing behaviour in person or through or other means;

(2) that he knew or ought to have known was unwelcome;

(3) which impugn the dignity of the plaintiff, would cause a reasonable person to fear for her safety or the safety of her loved ones, or could foreseeably cause emotional distress; and

(4) caused harm.

[108] Recognizing the tort of harassment in the terms described above provides a doctrinal foundation for and structure to what Alberta courts have already been doing for many years in the context of restraining orders. Taking this step does not create indeterminate liability nor does it open floodgates; to the contrary, it defines the tort of harassment in a measured way that will guide courts in the future.

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  1. R. v. Breault, 2023 SCC 9 (CanLII)

[1] This appeal concerns the interpretation of the immediacy requirement in what was, at the relevant time, s. 254(2)(b) (now s. 320.27(1)(b))[1] of the Criminal Code, R.S.C. 1985, c. C‑46 (“Cr. C.”). According to this provision, if a peace officer has reasonable grounds to suspect that a driver has alcohol in their body, the peace officer may, by demand, require the driver “to provide forthwith a sample of breath that, in the peace officer’s opinion, will enable a proper analysis to be made” through an approved screening device (“ASD”).

[2] The immediacy requirement arising from this provision has both an implicit component and an explicit component. It is “implicit as regards the police demand for a breath sample, and explicit as to the mandatory response: the driver must provide a breath sample ‘forthwith’” (R. v. Woods, 2005 SCC 42, [2005] 2 S.C.R. 205, at para. 14). This case deals with the latter component.

[3] Under s. 254(5) Cr. C., any person who, without reasonable excuse, fails or refuses to comply with such a demand commits an offence.

[4] The central issue in this case relates to the time within which a peace officer must enable a driver who is stopped for this purpose to provide the breath sample required for a proper analysis to be made by means of an ASD. Specifically, this Court must determine whether the validity of a demand made by a peace officer under s. 254(2)(b) Cr. C. requires that the officer have immediate access to an ASD at the time the demand is made.

(Vérifiez les commentaires sur CanLII Connecte)

* Depuis janvier 2014, nous mesurons le temps total passé sur les pages plutôt que le nombre de visites ; de plus, une décision mentionnée une fois ne réapparaîtra pas avant trois mois.

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